
L'importance d'une évaluation en profondeur
Avec l'entrée en vigueur de la Loi sur la sécurité des barrages en 2002, tous les propriétaires ont l'obligation de réaliser une évaluation de la sécurité de leurs barrages selon deux paramètres de base : le classement du barrage et le niveau de conséquences d'une éventuelle rupture.
Cinq classes couvrent l'ensemble des ouvrages, soit de A à E, A étant représentatif d'un barrage important avec un haut niveau de conséquences. Le Règlement prévoit également six niveaux de conséquences d'une rupture établis selon le cas par une étude de bris de barrage, une cartographie sommaire d'inondation ou par une caractérisation du territoire potentiellement affecté. L'évaluation du niveau de conséquences de rupture est très importante car elle permet d'établir la crue de sécurité qui sera utilisée pour vérifier la stabilité des ouvrages et de définir la fréquence requise pour les évaluations de la sécurité subséquentes.
Cette évaluation sécuritaire doit être réalisée par un ingénieur et comprend généralement les éléments suivants :
- la vérification de l'état et du comportement du barrage;
- la vérification de la conception du barrage aux niveaux hydraulique et structural;
- la vérification des dispositifs de sécurité;
- la révision du classement;
- la révision du plan de gestion des eaux, si nécessaire;
- la révision du plan de mesures d'urgence, si nécessaire.
L'équipe de BPR possède une vaste expérience dans l'évaluation de la sécurité, qui est un atout considérable face aux particularités des différents ouvrages, et propose des solutions économiques aux problématiques rencontrées, grâce notamment aux outils spécialisés qu'elle a développés au cours des années.
En matière de sécurité de barrages, une connaissance précise des ouvrages et de leurs faiblesses peut faire la différence entre une réfection majeure ou un entretien mineur. Les experts de BPR ont ainsi développé des outils et techniques de pointe pour vous donner un portrait précis et détaillé pour vous assurer de respecter la loi québécoise sur la sécurité des barrages tout en évitant des travaux coûteux qui ne seraient pas requis.
Lorsque l'analyse pseudo-statique démontre une instabilité sous sollicitations sismiques au niveau de la digue ou des ses fondations, nos spécialistes recommandent de procéder à une analyse approfondie avant de proposer un concept de réhabilitation qui pourrait s'avérer onéreux. Grâce aux méthodes d'analyse dynamiques qui reflètent mieux le comportement des fondations et des ouvrages lors d'un évènement sismique, on arrive à des résultats plus exacts et habituellement moins conservateurs qui vont confirmer ou non les critères de stabilités et possiblement éviter des travaux majeurs.
Sans données concrètes et complètes, les résultats des analyses se trouvent faussés et peuvent engendrer des conclusions non-fondées et des dépenses injustifiées. Nos spécialistes en sécurité des barrages préconisent ainsi de bien caractériser le site à l'aide des données géotechniques, des plans « tel que construit », de l'arpentage, etc. afin de produire un modèle numérique d'analyse conforme à la réalité et à déterminer précisément les investissements nécessaires pour répondre aux normes minimales de sécurité en vigueur.
Plusieurs bonnes pratiques lors de la caractérisation du site permettent d'optimiser à peu de frais le raffinement et la calibration des modèles numériques qui peuvent avoir une grande incidence sur les conclusions des études et, par ricochet, sur les travaux potentiels à réaliser. Par exemple, l'installation d'un piézomètre par trou de forage lors de la caractérisation des matériaux d'un ouvrage en terre ou dans les fondations fournira des données in-situ sur les régimes d'écoulement et les charges hydrauliques interne qui permettent, en bout de ligne, de mieux cibler les travaux de réhabilitation qui devraient être effectués.



